Des documents datant de la fin du XIXème siècle nous révèlent l’existence d’un « Cercle Libéral des Etudiants en Médecine Vétérinaire ». Grâce à H. Desmet, ancien gantois, le cercle au grand complet (Président : H. Desmet ; Vice-président : Pissens ; Trésorier : Demblon et les membres) fut invité aux manifestations libérales commémoratives à Gand. Quelques temps après, l’ancienne dénomination fut abandonnée et l’association devint le « Cercle Général des Etudiants Vétérinaires ». Un cahier du cercle nous dévoile les circonstances de la première assemblée générale. C’était le 26 novembre 1894, le nombre de participants s’élevait à seize, les buts de la réunion étaient de définir le nom du cercle, d’élire ses représentants et de fixer le montant de la cotisation. Diverses dénominations furent proposées, toutefois ce sera l’ancienne qui sera conservée. L’élection du comité se fit par vote secret : le premier président fut Schumaker (élu par 10 voix contre 6), il était secondé par Schouterden, Pissens, Lénon et l’heureux trésorier qui se nommait Stassart (Heureux d’être élu mais moins heureux de ce qu’il possédait en caisse, c'est-à-dire rien…). Après quatre tournées, ils en vinrent à causer argent et cotisation. Celle-ci s’élèvera à 0,5 franc par mois car, comme le dit un des membres « On a bien une pièce d’un demi franc en poche, tandis qu’une de cent sous…. ». La décision de se faire connaître à Degive (doyen à l’époque) ainsi qu’au corps professoral fut prise. C’est en chanson que prit fin la première réunion du cercle. Dans le compte rendu de la réunion du 25 octobre 1895, on retrouve la devise du cercle. Citée lors d’une allocution du président : « Le Cercle Général a dominé l’année dernière le mouvement universitaire ; nous avons été invités partout, même aux mémorables fêtes de Lille. Il faut maintenir cette suprématie et vous la maintiendrez en restant unis, vous ne faillirez pas à la devise du cercle : «Union et Fraternité ».

C’est vers 1902 que l’appellation Société Générale des Etudiants en Médecine Vétérinaire a été adoptée, dénomination qu’elle gardera jusqu’à nos jours. En ce début de siècle, la générale se réunit tous les quinze jours en présence de membres du corps professoral. Chaque période de l’année possède ses activités propres : accueil en octobre ; cotisation et bal de la générale en novembre ; en décembre, les élections ; etc A cette époque déjà, la Générale n’est pas seule ; conjointement on trouve aussi cercles dits provinciaux et deux grandes régionales : la Hennuyère et la Liégeoise qui ont leurs activités propres. En 1903, Denoyer (parolier) et Van Bijgaerden (compositeur) créent le chant des étudiants vétérinaires. Deux ans plus tard, le président de la Générale s’inquiète auprès du directeur de la date du déménagement de l’Ecole de Cureghem à Cureghem. Cette même année, le président est reçu à Paris à l’Elysée par le président de la République Française.

Les années passent et la Générale reste fidèle à sa tâche. A ce propos voici comment se déroulait une réunion au début du XXème siècle : 20h30 : le président fait son entrée sous les applaudissements Lecture est faite du compte rendu de la dernière réunion Un assistant de l’Ecole es invité à venir donner une conférence Après quoi on passe à la partie amusante de la réunion sous la conduite d’un chef guindailleur. Au menu : divertissement et moultes bières Une fois les tonneaux vides, tout le monde se quitte mais les plus acharnés envahissent le quartier du midi C’est dans cet esprit que la Générale oeuvra tout au long de ce siècle pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, non sans quelques évènements majeurs n’aient émaillé son histoire. Tantôt sérieux, tantôt plus folkloriques, ils ont ceci en commun qu’ils donnent un aperçu réaliste des activités de la Générale.

Ainsi, après avoir fait un grand bond dans le temps, nous nous retrouvons en 1974. Cette année constituera une étape importante pour la Générale qui acquit le statut d’A.S.B.L. et devint de la sorte une société tout ce qu’il y a de plus officiel. Ses statuts furent signés le 27 janvier 1975 et parurent au Moniteur peu de temps après, sous la présidence de P. Leroy, ancien Professeur à la faculté et ancien doyen ; Cette officialisation constitue sans doute le fait le plus marquant de l’histoire de notre société qui s’appelle désormais la Société Générale des Etudiants en Médecine Vétérinaire (S.G.E.M.V.) ; elle conditionne, à l’heure actuelle, toutes ses activités. Plus près de nous encore, Philippe Horlait, vice-président, organisa un référendum parmi les étudiants à propos du numérus clausus qui, par la suite, sera un perpétuel sujet de préoccupation pour nombre de comités de la Générale. D’autres problèmes seront traités comme le sous encadrement, le déménagement au Sart-Tilman ou l’obtention d’une maison facultaire sur le site de la future faculté (à Liège). Mais les étudiants peuvent aussi se divertir ; c’est pourquoi les membres de la Générale appuieront la décision d’aménager la cave de la maison facultaire de Cureghem en bar où l’on peut se distraire après 22h. Se distraire est bien le mot car les excès furent vite réprimés : en 1980, la Cave demeura fermée une bonne partie de l’année suite à une assignation en justice pour tapage nocturne. Parmi les actions les plus retentissantes réussies par la Générale, il faut noter le déblocage de 65 postes d’assistants auprès du ministre de l’Education nationale.

C’est aussi la Générale qui, depuis 1981, organise Vétérinexpo, exposition de matériel à l’intention des praticiens et des étudiants. Aujourd’hui, la Générale perpétue la tradition et se veut sérieuse. Voici d’ailleurs, un aperçu non exhaustif de ses activités. La Générale se voulant l’expression de tous les étudiants au travers de ses différentes commissions, son but principal est de donner une cohésion réelle à tous les étudiants ; ce qui signifie : assurer les contacts avec le corps professoral, plus spécialement lors des conseils des étudiants, facultaire, d’administration, la Fédé etc… entretenir les relations avec les firmes pharmaceutiques, les fabricants d’instruments vétérinaires, les libraires et tout ce qui touche a la profession. cela débouche souvent sur des conférences, des projections, des expositions et assure, par là même, une information de qualité pour les étudiants entretenir toutes les activités estudiantines via ses commissions (pour plus d'informations, consulter la page commissions)